PISTE POUR L'ÉMERGENCE
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DIALOGUE INCLUSIF EN RDC : « Félix Tshisekedi est le problème, disait le Président Seth Kikuni. »

🗓️ 02/08/2026 à 21:53 | 👁️ 143 vues

TRIBUNE DE CHADRACK KIELEKA

Directeur de cabinet et porte-parole du président Seth KIKUNI

 

À l’épreuve des crises politiques majeures qui traversent l’histoire des nations, la question de la légitimité de l’arbitre apparaît comme la pierre d’achoppement de toute résolution durable. En République Démocratique du Congo, le marasme sécuritaire à l’Est, la fragilisation du tissu social et la contestation des institutions créent une impasse nationale exigeant un cadre de dialogue sincère et refondateur. C’est dans ce contexte de tension extrême que s’est imposée une formule incisive devenue centrale dans le débat public : « Tshisekedi est le problème, disait le Président Seth Kikuni ». Une telle affirmation soulève un enjeu théorique et pratique fondamental : une autorité politique contestée et perçue comme la source des blocages institutionnels peut-elle valablement prétendre organiser, présider et trancher les termes du dialogue censé résoudre ces mêmes blocages ? Il s'agira d'analyser, d'une part, en quoi l'accumulation des défaillances du régime de Félix Tshisekedi constitue l'obstacle majeur à la cohésion nationale, avant d'examiner, d'autre part, la nécessité impérieuse d'un arbitrage neutre et indépendant pour garantir l'efficacité et l'équité de la refondation républicaine . 

I. La disqualification du régime de Félix Tshisekedi comme arbitre du dialogue

La recherche d’une solution politique exige un diagnostic sans complaisance des causes profondes de l’instabilité. Or, l’exercice du pouvoir à Kinshasa au cours des dernières années s’est caractérisé par une centralisation excessive et des choix stratégiques controversés qui ont exacerbé les tensions au lieu de les apaiser. En concentrant le pouvoir de décision et en privatisant l’espace public au profit de sa seule survie politique, l’exécutif s’est placé de lui-même dans une posture de partie prenante contestée. Lorsqu’une gouvernance produit l’exclusion administrative, la précarisation économique et la dégradation de la sécurité nationale, elle perd la neutralité morale et politique requise pour rassembler la Nation. On ne peut décemment demander à l’incendiaire de rédiger les plans de reconstruction de la maison qu’il a laissé brûler. Tshisekedi est le problème, disait le Président Seth Kikuni. Dès lors qu’un régime devient la cause principale de la rupture de confiance républicaine, il se retrouve intrinsèquement disqualifié pour édicter seul les règles du jeu démocratique. 

Prétendre organiser des « États généraux » ou des consultations unilatérales sous la seule supervision de Monsieur Félix Tshisekedi relève ainsi d’une contradiction logique fondamentale. Dans un processus où l’autorité centrale est elle-même mise en cause par les forces sociales, religieuses et politiques, sa prétention à jouer simultanément le rôle de convocateur, de joueur et d'arbitre transforme le dialogue en un monologue de légitimation. Ce faisant, le pouvoir cherche à substituer un simulacre d'écoute à la véritable reddition de comptes, transformant l'initiative de paix en une manœuvre d'autoamnistie et de pérennisation au pouvoir.

II. La nécessité républicaine d’un cadre souverain, neutre et engageant

 Pour sortir de cette impasse structurelle, il apparaît indispensable d’extraire la conduite du dialogue des mains du régime contesté pour la confier à un mécanisme d’arbitrage indépendant et contraignant. La véritable refondation de la République ne peut naître de réunions cosmétiques concédées par le pouvoir, mais doit s’inscrire dans la logique d’un pacte républicain authentique. Un tel pacte suppose la stricte égalité entre les participants, la reconnaissance de toutes les forces vives de la Nation sans tri arbitraire, et surtout l’existence d’engagements réciproques juridiquement et politiquement contraignants. C’est ici qu’interviennent les initiatives fondées sur une médiation neutre et des garanties extérieures ou morales crédibles. Qu’il s’agisse du rôle des institutions confessionnelles nationales ou d’une médiation internationale dotée de mécanismes d’accompagnement solides, la garantie de neutralité est la condition sine qua non de la sincérité des résolutions. Seul un cadre affranchi des injonctions de Kinshasa peut restaurer la confiance brisée, permettre une véritable réconciliation et garantir que les réformes arrêtées serviront l’intérêt supérieur du peuple congolais plutôt que la sauvegarde d’un régime aux abois. 

CONCLUSION 

En définitive, Félix Tshisekedi doit s’asseoir à la table des négociations en tant qu’acteur responsable de la crise, et non comme le régisseur d’un spectacle de marionnettes c’est-à-dire il ne saurait s’ériger en architecte souverain du rassemblement national. La réconciliation en République Démocratique du Congo exige le dépassement des ego institutionnels et le rejet des simulacres d’états généraux unilatéraux. Seul un dialogue véritablement inclusif, articulé autour d’un Pacte engageant et sous la conduite d’un arbitrage neutre et respecté, permettra à la Nation congolaise de restaurer son contrat social, de défendre son intégrité et de bâtir une paix durable.

💬 Commentaires


Kalamay Kifuti Dieuleveut

Je suis très fier de vous maitre Chadrack Kieleka pour cette tribune percutante. Votre analyse claire de la situation en RDC et votre appel à un dialogue inclusif sont essentiels pour notre avenir. Il démontre une véritable passion pour la réconciliation et le changement positif. Bravo, maître. Continuez à inspirer les autres avec ta voix.